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Tout comme le désir, le plaisir tient parfois à un fil. Quand une femme souffre de blocages, les rapports sexuels se transforment en mission impossible. Quand les hommes angoissent, ils deviennent plus vulnérables sur le plan émotionnel, et donc sexuel. Ce n'est pourtant pas une fatalité. Quand ça bloque, Connexion dresse l'état des lieux.
Les blocages féminins
Le vaginisme
C'est une contraction involontaire des muscles du périnée, qui rends la pénétration douloureuse voir impossible. Loin d'être marginal, le vaginisme représente près de 20% des consultations en sexologie. Il existe deux types de vaginisme. Le vaginisme primaire se caractérise par la fermeture totale du vagin à l'approche de tout corps étrangers, pénis, doigt ou objet. Le vaginisme secondaire peut se déclencher après un traumatisme (viol, accouchement, épisiotomie) il s'est mis en place en réaction de défense. Tous ont cependant un point commun. La zone vaginale n'est pas visualisée, comme si elle n'existait pas. Autre élément, les femmes vaginiques ont souvent eu des mères trop protectrices. Se fermer à l'autre est donc devenu un réflexe défensif. Cependant certains vaginismes apparaissent comme sélectifs, la pénétration est possible avec certains hommes et pas d'autres. Comme par hasard, c'est souvent la pratique avec le mari qui pose problème. Le travail du sexologue consiste à apprendre à la patiente à se décontracter nerveusement et musculairement, à identifier ses émotions, faire de son vagin un lieu d'accueil, apprendre à l'ouvrir tout comme on ouvre ses bras. Le Dc Evelyne Roussel psychothérapeute rappelle que le vaginisme n'est ni une maladie honteuse ni une malédiction "Cela se soigne très bien, la prescription d'un simple gel comme Xylocaîne Visqueuse 2%, tout autant lubrifiant et analgésique, suffit le plus souvent. D'autant mieux que l'on n’attend pas pour consulter".
La dyspareunie C'est la douleur qui apparaît au moment de la pénétration. Contrairement au vaginisme, le rapport sexuel est possible mais il est douloureux. La douleur génitale peut se faire sentir à l'entrée du vagin, dans le vagin ou le bas-ventre. A l'entrée du vagin, elle peut être la conséquence d'une infection locale mais aussi a un dessèchement des muqueuses (c'est souvent le cas lorsque la femme abuse de produits d'hygiène intime), ou d’une infection urinaire.Les infections les plus fréquentes sont occasionnées par un déséquilibre de la flore vaginale. Rougeurs, écoulement, gêne ou démangeaisons en sont les symptômes courants. L'inflammation devient chronique, quand la flore qui entretient la muqueuse a disparu. Les tissus deviennent alors fragiles et douloureux au moindre frottement. Méconnue des femmes, l'endométriose apparaît généralement entre 25 et 45 ans. Elles se traduit par la prolifération et la migration de fragments de la muqueuse utérine en dehors de l'utérus. Ces fragments vont se nicher sur les trompes, la vessie ou encore le rectum. Cette afffection bénigne se manifeste par des douleurs, parfois insupportables provoquées à chaque coup de pénis contre le col ou les ligaments utérins. Les douleurs peuvent être aussi la conséquence d'une bartholinite, c'est à dire d'une inflammation des deux glandes de Bartholin, situées de chaque côté du vagin. La douleur est alors très localisée, très intense d'un coté ou de l'autre.
L'insuffisance de lubrification naturelle La lubrification féminine est l'équivalent de l'érection chez les hommes.C'est la manifestation et la conséquence de l'excitation. Le vagin naturellement humide s'humidifie encore davantage afin de permettre au pénis les va et vient. Sous l'effet de l'excitation , lles parois vaginales se couvrent d'une sécrétion. Celle-ci est dure à lla transsudation des nombreux vaisseaux qui irriguent le vagin. Les vaisseaux se gonflent et laissent filtrer un liquide. Plusieurs causes peuvent être à l'origine de l'absence de lubrification : une infection ou une inflammation génitale, les suites d'un accouchement, les séquelles d'une opération chirurgicale, une hygiène intime exagérée, des changements trop fréquents de tampon hygiéniques ou encore l'utilisation de préservatif non lubrifié. Il excite aussi des causes hormonales, l'insuffisance de sécrétion des oestrogènes et des hormones mâles, principalement au moment de la ménopause. Enfin, il arrive que certaines femmes n'osent pas demander à leur partenaire de respecter leur rythmes personnel sur la fréquence des rapports. En cas de manque de lubrification, l'utilisation d'un gel lubrifiant est vivement conseillée. Ce gel peut être remplacé par un lait ou une huile pour bébé sans alcool.
Les angoisses masculines
L'éjaculation précoce Avec un homme sur trois qui serait incapable de maîtriser son éjaculation, l'éjaculation précoce est en tête des dysfonctionnements sexuelles masculins. La plupart du temps l'éjaculateur prématuré présente un terrain psycho-émotionnel fragile remontant à ses premiers rapports sexuels mal maîtrisés. Quand le corps s'habitue tôt à éjaculer vite, un conditionnement se met en place et s'auto-entretient de manière réflexe. Un vrai cercle vicieux , plus un homme stresse à l'idée de jouir rapidement plus il précipite l'éjaculation, plus il s'expose à une panne. Il va donc inconsciemment espacer les rapports pour finir par les éviter.
L'absence d'érection Tout homme a connu, connaît ou connaîtra un panne au moins une fois dans sa vie. Généralement en rejetant la faute sur sa partenaire il espère sauver la face. En réalité, il gardent leur obsédante angoisse. Depuis l'enfance, l'homme voit dans son sexe la preuve de son existence. Mais ce projecteur braqué sur sa zone génitale fragilise et dramatise l'incapacité de maintenir une érection durable. Neuf fois sur dix pour des raisons psychologiques, il suffit pour l'homme de prendre conscience qu'une femme souhaite avant tout être désirée en se concentrer sur son plaisir à elle, l'angoisse réciproque va diminuer et la confiance renouée, celle-ci favorisera le retour des érections.
La taille du pénis De nombreux hommes se jugent trop chichement pourvus par la nature, un dépit d'autant plus inutile que la moyenne en érection est de l'ordre de 15 cm et qu'aucune relation existe entre la taille du pénis et le plaisir procuré à sa partenaire. reste qu'une population de plus en plus importante consulte pour la taille surtout depuis qu'il existe désormais des moyens chirurgicaux pour allonger et/ou augmenter le diamètre du phallus. C'est le fameux syndrome du "vestiaire", ils ont souvent été moqué adolescent, par leurs camarades qui les ont traités de "petit zizi". Une humiliation dont il ne sont pas remis, trente ans plus tard.
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